Transcription
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Monsieur, jay receu celle quil vous a pleu mescripre
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faisant mention de la mefiance que les huguenaulx ont
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de Glandage, que je voudroys de bon cœur estre telle
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quelle fust occasion de se despartir de leurs trouppes.
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Ayant esté bien plus que joueulx scavoir la restraicte
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de ceulx de France qui cestoyent eslevez, de quoy je ne
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vous scaroys assez remercyer, esperant en Dieu puys que
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leur entreprinze est descouverte, que ceulx de ce pays
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panseront en leurs consiances. Et quand à la precedante
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du quinzieme de ce moys je lay receue avec telle et
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sy grande vollanté que, me honorant de tant que de
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memployer non seullement pour le service du roy mays
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le votre, je y exposerey oultre ce peu de bien que Dieu
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ma donné tout le demeurant de mes jours ; et masseurant
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questes assés adverty du lieu où presantement ilz peuvent
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estre, ne vous en ferey aultre discours, mais vous dyrey
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seullement que dedans Allex et le Montelligier il y a
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bien peu de gens. Salluant en cest endroyt vous bonnes
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graces de mes très humbles recommandations, en priant Dieu,
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monsieur, vous donner en sancté, bonne longue et très heureuse
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vye. De votre mayson de Montoyson, ce vingtiesme de mars
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Votre très humble et aubeissant
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serviteur
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Montoyson
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Monsieur, je hoblyoys vous dire que
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Glandage comme ses trouppes passoyent luy
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huictieme se vindrent presanter pour entrer
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ceans, mays ne masseurant du tout rien de
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luy, ne permys lentrée que à luy tout seul,
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et me tint bien peu de propostz. Car comme
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je volluz commanser à luy remonstrer le
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desplaizir que son père recepvoyt de luy,
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print soubdaynement congé de ma femme et
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de moy et bien maigre de sa seur.
